Conformité

RGPD et photos de chantier : ce qu'il faut savoir avant de certifier

Publié le 2026-09-18

Une photo de chantier n'est pas toujours neutre

Documenter l'avancement d'un chantier semble anodin. Mais dès qu'une photo, une vidéo ou un enregistrement vocal permet d'identifier une personne, un visage d'ouvrier, une plaque d'immatriculation sur le trottoir, la fenêtre d'un riverain, une voix reconnaissable, il entre dans le champ du RGPD, que ce soit ou non l'objectif de la prise de vue.

Le principe : toute donnée qui identifie une personne est concernée

Le RGPD s'applique à toute information permettant d'identifier une personne physique, directement ou indirectement. Une photo ou une vidéo de chantier contenant un visage reconnaissable, ou un enregistrement audio contenant une voix identifiable, est une donnée personnelle au même titre qu'un nom ou une adresse, indépendamment de l'intention documentaire derrière la prise de vue.

Ce que ça implique concrètement

Il faut une base légale au traitement, le plus souvent l'intérêt légitime pour la traçabilité contractuelle d'un chantier ; informer les personnes concernées quand c'est possible, par exemple par un affichage sur site ; limiter la conservation à la durée nécessaire à cette finalité ; et, quand c'est raisonnable, éviter ou flouter les éléments identifiants qui n'apportent rien à l'usage documentaire visé.

Le lien avec la certification technique

Certifier un fichier, photo, vidéo ou audio (empreinte SHA-256, horodatage RFC 3161) n'a aucun impact sur son statut au regard du RGPD. C'est un traitement supplémentaire sur la même donnée, qui doit respecter les mêmes règles que n'importe quel autre traitement. ChronoCert ne collecte rien au-delà du fichier transmis et de son empreinte technique.

Une bonne pratique simple

Cadrer les prises de vue sur les éléments utiles à la preuve (structure, matériaux, avancement) plutôt que sur les personnes présentes, et documenter la finalité du traitement (preuve contractuelle, suivi de chantier) pour pouvoir justifier la base légale en cas de contrôle.

Deux obligations parallèles, pas contradictoires

Le RGPD protège les personnes visibles ou audibles sur un fichier. La certification technique protège l'intégrité et la date de ce même fichier. Ce sont deux exigences qui s'appliquent en parallèle, sur les mêmes fichiers, sans jamais s'opposer l'une à l'autre.

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