eIDAS

Horodatage eIDAS : qualifié ou standard, ce que ça change

Le cadre européen expliqué simplement, avec le niveau exact que ChronoCert utilise aujourd'hui

Ce que dit le règlement eIDAS sur l'horodatage

Le règlement européen eIDAS (UE 910/2014) encadre les services de confiance numérique dans toute l'Union. Pour l'horodatage électronique, il distingue deux niveaux. L'horodatage standard : recevable en justice (l'article 41.1 interdit de l'écarter au seul motif qu'il n'est pas qualifié), mais son poids est laissé à l'appréciation du juge. L'horodatage qualifié, délivré par un prestataire audité et inscrit sur la liste de confiance européenne : il bénéficie d'une présomption légale d'exactitude de la date et d'intégrité des données (article 41.2), c'est alors à la partie adverse de prouver le contraire.

Ce que ChronoCert utilise aujourd'hui

ChronoCert appose sur chaque photo un jeton d'horodatage au format RFC 3161, délivré par une autorité d'horodatage indépendante, et vérifié à l'émission. Ce jeton est aujourd'hui un horodatage standard, admissible au titre de l'article 41.1 : il ne bénéficie pas de la présomption réservée au qualifié, et nous ne le prétendons pas. Le certificat indique toujours quelle autorité a signé le jeton.

Le passage à un prestataire qualifié figure sur notre feuille de route publique : l'architecture (RFC 3161) est la même, seule l'autorité change. Le jour où il sera actif, le certificat le dira, et pas avant.

Ce que le jeton prouve, quel que soit son niveau

Un jeton RFC 3161 lie l'empreinte SHA-256 de votre image à un instant signé par un tiers : il établit que le fichier existait, dans cet état exact, à cette date. Il se vérifie avec des outils publics, sans dépendre de ChronoCert : votre contradicteur peut refaire le contrôle lui-même, et c'est précisément ce qui fait sa force.

Pourquoi ce niveau de détail compte pour vous

Une photo de chantier, d'expertise ou de sinistre voit sa date contestée dès qu'elle gêne : les métadonnées d'un fichier se modifient en quelques secondes. Un jeton d'horodatage tiers rend cette contestation autrement plus difficile : il faut expliquer comment un fichier « fabriqué après coup » porterait l'empreinte exacte qu'un tiers a datée avant.

La différence entre standard et qualifié se joue sur la charge de la preuve, pas sur la recevabilité. Avec un jeton standard, vous démontrez la fiabilité du procédé ; c'est pourquoi ChronoCert documente le sien et le rend vérifiable de bout en bout. Avec un jeton qualifié, la présomption travaille pour vous. Notre conseil honnête : les deux valent mieux qu'une date EXIF, qui ne vaut rien.

Une date attestée par un tiers, dès aujourd'hui

Chaque photo scellée reçoit son jeton d'horodatage, vérifié, et vérifiable par n'importe qui.

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