Comprendre le standard qui permet de dater un fichier par une autorité indépendante
La RFC 3161, publiée par l'IETF (Internet Engineering Task Force), définit le protocole standard des services d'horodatage numérique. Elle précise comment un client soumet une requête à une autorité d'horodatage (TSA) et comment celle-ci renvoie un jeton de temps signé cryptographiquement.
Le principe est simple : le client calcule l'empreinte d'un document, l'envoie à la TSA, et reçoit un TimeStampToken (TST) qui atteste que cette empreinte existait à un instant précis. La TSA ne reçoit jamais le document lui-même, uniquement son empreinte.
C'est le format qu'utilisent les autorités d'horodatage, y compris les prestataires qualifiés reconnus par le règlement européen eIDAS. Un jeton standard ou qualifié se lit et se vérifie de la même manière.
La requête d'horodatage contient l'empreinte du document et l'identifiant de l'algorithme qui l'a produite. L'autorité d'horodatage la contrôle, y appose la date et l'heure de son horloge de référence, puis signe l'ensemble avec sa clé privée.
Le jeton obtenu est encodé en ASN.1 selon la structure CMS (Cryptographic Message Syntax) définie par la RFC 5652. Il se vérifie de manière autonome avec tout outil compatible RFC 3161.
Un jeton RFC 3161 se suffit à lui-même. Il contient l'empreinte du document, la date, l'heure et la signature de la TSA. Toute personne disposant du certificat public de la TSA peut le vérifier sans contacter l'émetteur du document ni aucun autre service. La date n'est pas celle de l'émetteur, c'est celle d'un tiers, et n'importe qui peut le constater.
Les alternatives (métadonnées EXIF, journaux serveur) n'offrent aucune garantie cryptographique. Une date EXIF se modifie en deux clics, un journal serveur se réécrit. Un jeton RFC 3161 émis par une autorité tierce fournit une preuve d'antériorité solide et vérifiable par tous : contester la date suppose d'expliquer comment un fichier fabriqué après coup porterait l'empreinte exacte qu'un tiers a datée avant.
Pour les professionnels qui produisent des preuves en justice, c'est un atout concret : les experts judiciaires connaissent ce protocole et savent le vérifier. Et si vous voulez la présomption légale du règlement eIDAS (article 41), l'horodatage qualifié s'active en option au mois sur chaque formule payante.
Sur ChronoCert, vous n'avez rien à faire : chaque photo est scellée et horodatée par une autorité tierce, avec son certificat et sa vérification publique en ligne.
Chaque photo scellée sur ChronoCert est horodatée par une autorité tierce, et vérifiable par n'importe qui.
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